En explorant ce site Web vous découvrirez cinq types distincts d’environnement en Colombie-Britannique et vous apprendrez leur histoire naturelle et leur histoire humaine.
Voici une photographie du sommet d’une montagne.La nature, les peuples autochtones et l’histoire sont des thèmes qui sont reliés entre eux dans tout ce site et qui sont présentés par des images et des documents historiques provenant des collections du Royal British Columbia Museum, ainsi que par des récits des Premières Nations qui sont associées étroitement à ces paysages depuis si longtemps.

Paysages changeants

Les paysages de la Colombie-Britannique ont mis des millions d’années à prendre leur forme actuelle. D’énormes masses rocheuses venues d’ailleurs sont entrées en collision pour former le relief. Des millénaires d’activité volcanique, d’érosion et de glaciation ont taillé montagnes et vallées. Dressées à l’extrémité occidentale du continent, face aux vents de l’Ouest, les chaînes de montagnes de la Colombie-Britannique séparent ce terrain compliqué en bandes climatiques, les unes froides et humides, les autres chaudes et sèches, créant des environnements qui hébergent et assurent la subsistance d’une vaste diversité d’êtres et d’organismes vivants. Tout ce changement naturel, tout ce mouvement, continue de nos jours et continuera à l’avenir.

Plantes et animaux ont apparu et disparu avec les changements dans les paysages et leurs climats. Les êtres humains ont transformé, par inadvertance et intentionnellement, les paysages et les cours d’eau de la Colombie-Britannique et ils peuvent subir le contrecoup des changements qu’ils provoquent.

Respecter la terre

Les histoires des Premières Nations qui remontent au début des temps dans ce qui est maintenant la Colombie-Britannique mentionnent divers personnages qui se métamorphosent. L’histoire orale du peuple salish du littoral décrit une époque antérieure qui diffère du présent. Une nouvelle ère commença lorsque Haals (X̲ex̲á:la), les êtres qui se métamorphosent, passèrent par le monde, transformant les monstres et les autres êtres anthropomorphiques en rochers et en animaux, et mettant les choses en ordre pour la population de l’époque actuelle. Parfois assimilé au Corbeau (sur la côte) et au Coyote (dans l’intérieur de la province), l’être qui se métamorphose est tout aussi complexe que les forces qu’il déclenche, comme le démontre ce récit Nisg̱a'a :

Tx̱eemsim représenté sur un mât totémique Nisg̱a'a. Eric Grandison, gouvernement Nisg̱a'a Lisims.
Voici une photographie d’un personnage sculpté dans le bois, Txeemsim, tenant quelque chose au-dessus de sa tête, représenté sur un mât totémique.

« Tx̱eemsim était un messager envoyé par K̲’amligiihahlhaahl, le Dieu suprême que nous vénérions avant le contact avec les Européens. Grand-père Tx̱eemsim enseignait par l’exemple comment utiliser les ressources et l’environnement pour la protection, la conservation et le respect. Il était aussi un gardien de Lisims, la rivière Nass, reformant les terres pour protéger le peuple, les ressources et l’environnement des Nisg̱a'a. Tx̱eemsim a beaucoup accompli, entre autres, il a libéré le soleil dans le monde, fourni l’eau douce et envoyé l’eulakane à Lisims, la rivière Nass. Tx̱eemsim était et reste encore le plus grand maître parmi les Nisg̱a'a. »