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Habitat naturel en voie de disparition
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Vancouver
Autrefois, le centre-ville de Vancouver était une forêt peuplée d'immenses Douglas taxifoliés qui s'élevaient plus haut que la plupart des édifices qui les ont remplacés. Richard Cannings.
La culture intensive des terres agricoles de la vallée du Fraser empiète sur les habitats naturels limitrophes pourtant si importants pour la faune et la flore. Douglas Leighton.
Terre agricole de la vallée du Fraser
De grands changements environnementaux furent amorcés dès l'arrivée des Européens et Asiatiques dans les basses-terres. Les pionniers défrichèrent les terres et les forêts riveraines; ils cultivèrent les terres alluviales et les plateaux. L'estuaire du Fraser ainsi que les plus petits estuaires à l'est de l'île de Vancouver furent endigués puis drainés. En 1948, on comptait déjà 1,8 million d'hectares de terres agricoles dans la province; en 1971, leur superficie avait atteint 2,4 millions, dont la majorité se trouvait aux abords des villes dépendant des produits agricoles.
La région urbaine du Grand Vancouver s'est développée sur les rives du fleuve Fraser, près de son embouchure.
Grand Vancouver
Les changements continuent de se faire sentir. Dans la vallée du bas Fraser, le côté est de l'île de Vancouver et la vallée de l'Okanagan, les villes et les banlieues empiètent désormais sur les terres agricoles et sur ce qu'il reste des écosystèmes naturels. Dans l'ensemble, les agglomérations urbaines, rurales et les voies de transport occupent près de 600 000 hectares de la Colombie-Britannique. Les terres agricoles qui restent font, elles aussi, l'objet d'une exploitation intensive : on convertit les habitats naturels limitrophes en terres agricoles sans tenir compte du fait qu'ils constituent d'importantes réservés fauniques. On a recours à des fertilisants (qui causent une surproduction d'algues dans les habitats aquatiques) et à des pesticides pour accroître le rendement des cultures.
Sardis, au cœur de la vallée du Fraser. Les banlieues empiètent sur les habitats naturels et les terres agricoles. Douglas Leighton.
Une banlieue dans la vallée du Fraser
La perte des habitats pose un grave problème car la plupart des espèces végétales et animales indigènes, avec lesquelles nous partageons la province, préfèrent les écosystèmes naturels (souvent essentiels à leur survie) en péril des vallées de la Colombie-Britannique. Ces environnements naturels riches et non hostiles subissent le plus fort du développement urbain de la province. La moitié des espèces animales sur la « liste rouge » de la province (les espèces menacées ou en voie de disparition) se retrouvent en basse altitude ou à proximité des villes, quand ce n'est pas dans les villes mêmes.
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